Activités – Loisirs

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Avoir des loisirs est parfois difficile pour une personne qui a eu une lésion cérébrale. Dans notre société des loisirs, la restriction de participation que constitue le handicap peut avoir des conséquences importantes. Pour des personnes qui ne travaillent pas, l’ennui peut aggraver les mécanismes de dépression. Avoir des activités de loisir devient alors essentiel pour la personne.

Les difficultés rencontrées

  • L’absence de désir, d’envie et d’élan vital peuvent être consécutifs de la lésion cérébrale. Sans sollicitation la personne se morfond et reste sans initiative pour se distraire.
  • Affronter le regard des autres et leur incompréhension peut être difficile. La personne a changé. Ses goûts ont changés. Elle a du mal à retrouver une place dans des activités de loisir généralement conçues et pensées pour et par des biens-portants.
  • Les limitations de participation liées à ses troubles moteurs et/ou cognitifs réduisent sa capacité à faire avec et comme les autres. Elle ne peut pas tenir les mêmes rythmes, effectuer les mêmes choses, supporter les mêmes conditions de participation et progressivement s’exclue des activités de loisir.

Les aides

Plusieurs types d’aides peuvent être mobilisées pour faciliter l’accès aux loisirs des personnes.

Les aides techniques de compensation des troubles moteurs

Il s’agit de solutions ergonomiques de compensation du handicap. Par exemple la geoélette pour pouvoir continuer à randonner pour des personnes à mobilité réduite ou différents équipements pour le ski. Ces aides sont généralement proposées par des associations handisport.

Les aides humaines destinées à stimuler, développer, et encourager les loisirs

Il s’agit là de susciter, de redonner l’envie de recommencer un loisir, de donner du sens, de remobiliser la personne et de favoriser son inclusion dans un environnement pas toujours prêt à l’accueillir.
Ces aides humaines restent à ce jour peu professionnalisées. La Prestation de Compensation du Handicap ne répond pas complètement au besoin de loisir et il existe peut de places dans les services d’accompagnement aux loisirs. De fait, ces aides humaines relèvent souvent des aidants familiaux, ou d’associations de bénévoles. Il est à noter en particulier les Clubs développés par les AFTC, ainsi que les Groupes d’Entraide Mutuelle.

A qui s’adresser

  • Dans chaque département, la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH ou MDA en Isère) dispose d’un service d’informations qui vous renseigne.
  • Les Associations de Familles de Traumatisés crâniens et Cérébrolésés connaissent dans chaque département les associations qui ont une sensibilité particulière et accueillent des personnes cérébrolésées.

En Isère :

  • le Service d’Accompagnement aux Loisirs de l’APAJH accueille des personnes cérébrolésées.
  • L’équipe mobile du CRLC aide à identifier des loisirs et structures qui conviennent aux personnes cérébrolésées. Elle peut intervenir pour faciliter l’adaptation et l’intégration  de la personne à un loisir.