Les séquelles physiques d’une lésion cérébrale peuvent être dues à une atteinte neurologique ou orthopédique.

 

Les atteintes neurologiques :  

  • Les paralysies

• Paralysie d’un coté du corps : hémiplégie qui peut être complète ou partielle.
• Paralysie des 4 membres : tétraplégie qui peut également être complète ou partielle, souvent en rapport avec un séjour prolongé en réanimation.

  •  Lésion des nerfs crâniens : paralysie faciale, troubles de déglutition, perte du goût, perte de l’odorat, troubles de l’oculomotricité (paralysie des muscles des yeux) …
  •  Les troubles de la sensibilité : souvent associés à une paralysie
  •  Les troubles du tonus

• Spasticité : exagération du tonus musculaire entraînant des rétractions, des « spasmes » musculaires.
• Les syncinésies : c’est la contraction involontaire d’un muscle ou d’un groupe de muscles survenant lorsqu’on effectue un mouvement.
• Les dystonies : contractions involontaires, prolongées d’un muscle ou d’un groupe de muscles. Elles s’installent après un délai de quelques mois à quelques années, qui les sépare du grave traumatisme crânien initial, avec souvent coma et déficit moteur. Il s’agit souvent d’enfants ou d’adultes jeunes. La distribution de la dystonie est le plus souvent hémi-corporelle ou d’un membre supérieur.

  •  Le syndrome cérébelleux

 Il peut associer :
• Des troubles du tonus avec une hypotonie musculaire.
• Des troubles de l’exécution du mouvement avec des gestes mal coordonnés, dépassant souvent leur but, des tremblements, des difficultés à effectuer des mouvements alternés (comme faire les marionnettes).
• Des troubles de l’équilibre.

  • L’épilepsie : c’est une conséquence fréquente des lésions cérébrales qui peut apparaître soit initialement, soit plus tardivement (voire plusieurs années après).

 

Les atteintes orthopédiques :

  • Les para-ostéo-arthropathies : ce sont des calcifications autour des articulations qui entraînent un blocage de l’articulation. Elles surviennent souvent après un coma prolongé.
  • Les rétractions musculo-tendineuses : elles sont souvent secondaires à une hypertonicité musculaire et entraînent des raideurs articulaires.
  • Les séquelles de fractures associées lors d’un polytraumatisme.